vendredi 24 juin 2016

Courbure de la Terre et triple conjonction - juin 2016

J'ai passé une semaine en Nouvelle-Écosse, du 12 au 19 juin, en majeure partie sur l'Île du Cap-Breton. Un voyage super agréable, à visiter la forteresse de Louisbourg, les paysages sauvages des Highlands du nord de l'île et les longues plages sablonneuses du centre-ouest.

Le temps était frais et venteux (ça me va: je déteste la chaleur) et généralement couvert, avec parfois un peu de pluie ou de brume. On a vu là des oiseaux magnifiques : quatre espèces de goélands, de nombreux cormorans qui, parfois, se faisaient sécher les ailes sur des rochers et, à quelques reprises, des pyrargues à tête blanche. Les corneilles ne sont pas des oiseaux peureux : il y en a une qui ne cessait pas de houspiller un pyrargue posé sur une roche; celui-ci a fini par s'enfuir devant les assauts incessants du noir volatile.

Point de vue astro, je n'avais pas apporté de télescope : la météo était plutôt dissuasive. Mais j'ai tout-de-même apporté mes jumelles : on ne sait jamais ! Elles m'auront permis d'observer, de Neil's Harbour, un navire (un pétrolier ou un vraquier) entrer dans le Détroit de Cabot, qui nous séparait de Terre-Neuve, et un autre en sortir (un paquebot). L'observation de ces navires, dont il était évident que la moitié inférieure de la coque était masquée par la ligne d'horizon, était la première occasion que j'avais d'apprécier la courbure de la Terre. J'avoue que - on a beau savoir - c'est toujours impressionnant de constater par soi-même !

Et puis, j'ai quand même réussi à observer quelque chose dans le ciel. Le 17, d'Inverness, à travers un fin voile nuageux, j'ai pu voir à l'oeil nu quelques étoiles, Jupiter et, surtout, la triple conjonction Lune-Mars-Saturne, qui formait un triangle d'une étendue de peut-être une vingtaine de degrés.

À part ça, mes dernières observations au télescope remontent à la fin d'avril. J'ai drôlement hâte de m'y remettre !