vendredi 1 juillet 2016

Une heure d'observation aux jumelles – Rapport d'observation astronomique 2016.06.30.s


Il y a quelques jours, j'ai reçu en cadeau de fête des jumelles Celestron SkyMaster 9x63, des jumelles de très grande qualité. Je les avais essayées de jour, plus tôt cette semaine, pour constater la luminosité et la précision excellentes qu'elles offrent à l'observateur. En raison du couvert nuageux, j'ai toutefois dû attendre hier soir, jeudi 30 juin, pour pouvoir observer le ciel – et je me suis alors vraiment régalé!

Je me suis donc installé dans la cour, vers 22h30, et, malgré la pollution lumineuse (et en particulier les projecteurs du terrain de sport d'à côté), j'ai été très agréablement surpris de pouvoir observer tant d'objets célestes aux jumelles. Qu'est-ce que ce doit être à l'observatoire de Saint-Pierre!

La première lumière de mes nouvelles jumelles est donc provenue d'un amas ouvert que j'étais curieux d'observer depuis un bout de temps : IC 4665 (Oph), situé à environ 1½° NE de Cebalrai. En vision directe, 6 ou 7 étoiles étaient visibles, mais davantage en vision décalée.

À environ 10° E d'IC 4665, j'ai pu trouver l'amas ouvert NGC 6633 (Oph), que je n'avais jamais observé lui non plus. Plus faible et plus serré que le précédent, je pouvais en distinguer 5 ou 6 étoiles en vision décalée, mais cet amas était aussi perceptible en vision directe.

Je suis ensuite passé à des objets déjà observés au télescope et, à l'occasion, avec d'autres jumelles :

Melotte 111 ou Amas stellaire Coma (Com), vaste amas ouvert incluant γ Com. Sa structure en «7» renversé était bien visible, avec quelques autres étoiles à travers, mais beaucoup plus faibles.

Les trois amas globulaires suivants ont été faciles à trouver et se présentaient tous comme de petites taches floues non résolues en étoiles : M3 (CVn), M13 (Her) et M92 (Her).

Je me suis ensuite tourné vers le Petit Renard pour observé l'astérisme Cr 399 ou le Cintre, dont les 10 étoiles étaient nettement visibles, puis l'amas ouvert Stock 1, qui se devinait plus qu'il ne se voyait clairement.

En fouillant un peu au hasard, plus bas, j'ai aperçu une petite tache floue qui s'est avéré être M11 ou l'Amas du Canard Sauvage, un amas ouvert dans l'Écu, puis je suis remonté vers le Cygne pour jeter un coup d'oeil à l'autre amas ouvert M29. L'un et l'autre amas se présentaient comme de petites taches floues.

À travers tous ces objets du ciel profond, j'ai aussi observé Mars et Saturne. Les deux donnaient l'impression de «gros points» lumineux, comme à la limite entre un point et une surface. Mars était d'un formidable éclat orangé. Saturne, elle, telle que je la voyais, était trop petite pour laisser discerner une forme oblongue révélatrice de son systême d'anneaux.

Pour conclure, je vois en ces jumelles l'occasion d'un nouveau défi d'observation : celui de chercher tout ce qui est possible de trouver aux jumelles. Elles vont systématiquement m'accompagner, même lorsque j'observe au télescope. Et puis, autre chose : il y a quelque chose de vraiment reposant à observer le ciel confortablement installé dans une chaise de cour !