lundi 26 décembre 2016

Bilan d'observation 2016

Considérations d'ensemble

L'année 2016, même si elle s'est avérée plutôt difficile pour l'observation astronomique, en raison d'une météo capricieuse et de possibilités d'observation à la campagne moins fréquentes qu'en 2015, s'est malgré tout révélée très fructueuse en terme de réalisations astronomiques personnelles.

Ma liste d'observation, qui se divise en quatre catégories principales (phénomènes célestes, objets du système solaire, objets du ciel profond et détails de surface), a maintenant atteint quatre cent soixante-et-une entrées. Parmi les nouvelles entrées, soulignons, entre autres, cent neuf détails de la surface lunaire, trois objets du Système solaire et cinquante-trois objets du ciel profond.

Parmi les objets du ciel profond, j'ai pu observer les huit objets Messier qu'il me restait à dénicher pour avoir trouvé et observé les cent dix objets du catalogue, le dernier étant l'astérisme M73. Je suis assez fier de faire maintenant partie de ce que mon frère Emmanuel appelle le « Club Messier » – dont il est lui-même membre depuis l'automne 2015.

Faits saillants

Outre ces huit objets Messier, plusieurs observations m'ont procuré beaucoup de plaisir à divers moments de l'année :

Le Mur droit (Rupes Recta), falaise de la surface lunaire, que je désirais voir depuis mon retour à l'astronomie.

La planète naine 1 Cérès et les astéroïdes de la Ceinture principale 2 Pallas et 18 Melpomène, tous observés au T203/1200. L'observation d' 1 Cérès et de 18 Melpomène s'est révélée particulièrement intéressantes, puisqu'ils ont été observés en conjonction, au télescope, à peine à 1° l'un de l'autre. 2 Pallas, quant lui, a été mon premier astéroïde.

La Grande tache rouge de Jupiter, que je souhaitais observer depuis mon enfance et enfin observée, qui plus est, au T500/2500 de Saint-Pierre.

La Division de Cassini, entre deux anneaux de Saturne, qui était vraiment facile à observer en raison de l'inclinaison maximale des anneaux. Je l'ai vue de chez moi, en banlieue, au T203/1200.

L'amas globulaire NGC 5053 (au T500/2500 de Saint-Pierre). Un amas vraiment difficile. Non pas parce qu'il serait petit ou difficile à localiser, non, car il est large, étendu et pratiquement collé sur M53, mais plutôt parce que le bougre est caché derrière un voile de poussière interstellaire et que sa lumière perce difficilement à travers ce voile. Les premiers essais au T203/1200 et au T305/1500 avaient été infructueux, mais il m'aurait peut-être fallu un ciel plus noir. En tout cas, j'y suis finalement parvenu avec le télescope de Saint-Pierre et je n'étais pas peu fier!

La nébuleuse diffuse NGC 7000 (Amérique du Nord) et la nébuleuse obscure LDN 935 (Golfe du Mexique et Atlantique), observées aux jumelles 9x63, grâce aux indications d'Emmanuel.

Le quasar 3C 273 (au T305/1500 d'Emmanuel). L'un des objets célestes que je suis le plus fier d'avoir trouvé! Ce quasar est situé à deux milliards et demi d'années-lumières. C'est de loin (c'est le cas de le dire!) l'objet le plus lointain que j'ai observé.

Mentionnons enfin la Courbure de la Terre observée, de Neil's Harbour en Nouvelle-Écosse, alors qu'un navire issu du Détroit de Cabot (et observé aux jumelles 10x50) disparaissait derrière l'horizon, sur l'Atlantique.

Perspectives pour 2017

Assez curieusement, ce qui me tente le plus, pour l'instant, est l'observation aux jumelles. La piqûre m'a pris lorsque, faisant un premier repérage avec les 8x56 d'Emmanuel, j'ai découvert que je pouvais voir avec ces jumelles la nébuleuse diffuse M78 dans Orion. C'était à Saint-Vallier, sous un ciel de campagne quand même moins noir que celui de Saint-Pierre et avec quelques lumières parasites. De plus, l'observation aux jumelles comporte un côté particulièrement relax et une vision d'ensemble que j'aime bien, où chaque objet observé est entouré de son champs d'étoiles. Il y a donc quelques beaux objets que j'aimerais tenter avec mes 9x63, reçues en cadeau en juin; par exemple l'astéroïde Vesta et la galaxie NGC 2403, jamais vus auparavant, ainsi que plusieurs Messier à revoir. Évidemment, je sais que j'aurai aussi envie d'observer au télescope et, alors, ce sera le plaisir de débusquer de petits objets difficiles qui prendra de nouveau le dessus! Enfin, j'aimerais bien, en 2017, une belle comète! Qui sait?

(L'illustration ci-jointe, intitulée "Les nuits boréales", est une encre que j'ai peinte en 2006, huit ans avant mon retour à l'observation astronomique.)