mardi 29 août 2017

NGC 7686 et petite faune inattendue - Rapport d'observation astronomique 2017.08.28.s

Hier soir 28 août, j'ai profité d'une soirée exceptionnellement dégagée et sans beaucoup de Lune pour faire un peu d'astronomie de chez moi. J'ai utilisé mes jumelles 9x63 et ma lunette 120/600 avec des oculaires permettant de grossir 24x et 50x.

Avant de sortir ma lunette, j'ai commencé par jeter un coup d'oeil au ciel avec les jumelles, histoire de voir si la transparence était bonne. Elle semblait mieux que ce qui était annoncé. J'ai jeté un coup d'oeil rapide au Grand amas d'Hercule (l'amas globulaire M13) et à la Double-double de la Lyre (l'étoile multiple ε Lyrae).

De chez moi, en banlieue, en raison de la pollution lumineuse, je dois chercher de plus en plus pour trouver un objet du ciel profond (autre que des étoiles simples, doubles ou multiples) que je n'ai jamais observé auparavant, puisque j'ai largement fait le tour des plus brillants d'entre eux. (Heureusement, c'est tout autre chose en campagne, où il me reste des milliers d'objets à observer !) Or, hier soir, je voulais observer un amas ouvert que je n'avais jamais vu : NGC 7686, dans la constellation d'Andromède, de magnitude 5,6 (que d'aucuns considèrent plutôt comme un astérisme). Cet amas a été découvert par William Herschel en 1787. Je me suis donc installé dans la cour avec mon équipement. Aux jumelles, l'étoile la plus brillante de l'amas était déjà visible, quoique très faiblement. À la lunette, à 24x, le quadrilatère formé des quatre étoiles les plus brillantes se laissait voir facilement. Puis, à 50x, huit autres étoiles se laissaient discerner (parfois en vision décalée) au coeur du même quadrilatère et, surtout, en dehors de celui-ci.

J'ai ensuite décidé d'observer l'amas globulaire M15 et j'en ai fait le repérage aux jumelles. Mais à ce moment, j'ai entendu un bruit de « froutt-froutt » provenant d'un buisson où pousse un cerisier, dans le fond de la cour, environ à une vingtaine de pieds d'où j'étais installé. Le bruit me semblait peu discret pour un chat, et je me suis dit que c'était peut-être une moufette. J'ai donc fait quelques petits bruits discrets, pour lui signifier ma présence sans toutefois l'effaroucher (mais l'animal m'avait probablement déjà repéré). Le « froutt-froutt » continuait. Comme je m'apprêtais à diriger ma lunette vers M15, j'ai aperçu une silhouette grimper dans le cerisier. « Ah ! Un chat ! », me suis-je dit, et, pour en avoir le coeur net, j'ai pris les jumelles pour observer un ... raton-laveur ! Hum ... On m'a déjà informé que ces charmantes petites bêtes sont parfois agressives et n'hésitent pas à foncer et à mordre. « Il vaudrait peut-être mieux aller m'installer sur la galerie », pensai-je.

Une fois sur la galerie, j'ai continué mon observation. D'abord celle du raton-laveur (vraiment mignon, perché au sommet du cerisier à déguster sa collation du soir !), pour en découvrir un deuxième. En fin de compte, quelques minutes plus tard, j'en ai vu non pas deux, mais quatre, détaler, je ne sais trop pourquoi, et disparaître sous le cabanon des voisins. J'ai donc repris l'observation du ciel pour regarder, cette fois-ci, à la lunette, quelques objets déjà observés: la Grande galaxie d'Andromède (M31), le Double amas de Persée (NGC 869 et 884), ainsi que Tr 2, juste à côté du Double amas, dont une dizaine d'étoiles étaient visibles.

Puis j'ai rentré mon matériel, pris quelques notes succinctes en vue de la rédaction de ce rapport d'observation, mangé une tartine en buvant un verre de lait, et je me suis couché. Carpe noctem!